Le dépistage

Il est en place, dans toute la France, depuis septembre 2002.
Avec ce diagnostic précoce, les nourrissons dépistés sont pris en charge très rapidement.

On sait maintenant qu'une attitude préventive est possible : de par les études menées au CHU de Caen, et celles montrant que dix années après un dépistage néonatal, les petits patients gardent un net avantage de croissance sur ceux qui n'ont pas bénéficié de mesures préventives.

A cet âge (nourrisson de 1 mois) les complications sont liées aux anomalies sudorales, digestives et nutritionnelles avant l'apparition des infections broncho-pulmonaires.

1- L'atteinte pancréatique entraîne la non digestion des graisses de l'alimentation,
d'ou une diarrhée particulière. Le traitement est diététique avec des laits appropriés associés ou non à des extraits pancréatiques.

2- La perte d'eau et de sel (par la sueur et la diarrhée) peut entraîner une déshydratation source de constipation.

3- Dans les deux cas précédents, une malnutrition risque de s'installer, le bébé ne prend pas suffisamment de poids.

4- Plus insidieuse car invisible la carence des vitamines graisseuses (A,D,E,K) aggrave la malnutrition : c'est dire la nécessité d'administrer quotidiennement les suppléments vitaminiques prescrits.

Un nouveau lait, le Cystilac, a été élaboré à la demande des médecins et mis au point par un laboratoire pou répondre au mieux au régime nutritionnel que nécessite la mucoviscidose.des nourrissons La conception du lait CYSTILAC, procède d'une triple démarche :
- prévenir la mal-nutrition précoce sous toutes ses formes, c'est-à-dire jusqu'au niveau biologique.
- Opérer le complément par une formule adaptée se suffisant à elle-même et ne nécessitant pas d'extrait pancréatique.
- simplifier la vie pratique des mères lors de la préparation des repas.

5- Un bébé vomisseur de surcroît est exposé plus facilement aux infections broncho-pulmonaires.

6- Les complications infectieuses bronchiques sont initiées habituellement par une première maladie virale (bronchiolite ou grippe). Elles sont dues à plusieurs germes dont le bacille pyocyanique.

Dans tous les cas il faut s'assurer que la kinésithérapie respiratoire est bien faîte.

Les complications qui caractérisent la mucoviscidose sont très variables d'un enfant à l'autre. Certains sont plus souvent malades que d'autres. Les facteurs de variations sont le terrain génétique et l'environnement. Grâce au dépistage néonatal, le diagnostic de la maladie est porté chez un bébé peu après la naissance et l'évolution sera mieux contrôlée. En effet, le diagnostic très précoce permet de mettre en œuvre toute une série de mesures préventives simples (vaccination, éviction des crèches collectives programme nutritionnel spécifique etc…). de même grâce au suivi régulier les premiers signes d'une poussée évolutive de la maladie sont reconnus très vite et les traitements actifs.

Il faut donc mettre en place une surveillance très régulière de l'enfant.

Il est important que l'enfant atteint de mucoviscidose soit pris en charge par son médecin traitant avec une équipe spécialisée du CRCM le plus proche. Cette dernière assure la formation des parents.

SUIVI APRES LE DEPISTAGE


Le Résultat du test au laboratoire est :

1- Transmis au secrétariat de l'association régionale AFDPHE.
L' AFDPHE :
- fait la recherche du médecin traitant de la famille du bébé suspect
- contacte le médecin du centre référent pour lui transmettre tous les renseignements.

2- Le CRCM contacte le médecin traitant pour qu'il joigne les parents.

3- Ce médecin traitant doit :
- annoncer le résultat du test,
- informer sur la pathologie suspectée
- orienter la famille au CRCM

4- Le rôle du médecin référent du CRCM est alors de :
- Faire les examens confirmant ou infirmant le diagnostic.
- En cas de positivité, il doit fixer le programme thérapeutique et le suivi
- et enfin l'expliquer et le transmettre au médecin traitant.


Alsace : CHU de Strasbourg
Aquitaine : CHU de Bordeaux
Auvergne : CHU de Clermont Ferrand
Bourgogne : CHU de Dijon
Bretagne : Centre Héliomarin de Roscoff, CHU de Rennes
Centre : CHU de Tours
Champagne-Ardennes : CHU de Reims
Franche-Comté : CHU de Besançon
Paris : AP-HP Hôpital Cochin,
Hôpital Necker,
Hôpital Robert Debré,
Hôpital Trousseau
Ile de France : Hôpital Foch de Suresnes,
Hôpital Mignot de Versailles
Languedoc-Roussillon : CHU de Montpellier
Limousin : CHU de Limoges
Lorraine : CHU de Nancy
Midi Pyrénées : CHU de Toulouse
Nord -Pas de Calais : CHU de Lille,
CHU de Dunkerque,
CH de Lens
Basse Normandie : CHU de Caen,
CH de Lisieux
Haute Normandie : CHU de Rouen, CH du Havre
Pays de Loire : CHU d'Angers,
CHU de Nantes
Picardie : CHU d'Amiens
Poitou-Charente : CHU de Poitiers
Provence-Côte d'Azur : CHU de Marseille,
CHU de Nice,
Centre Renée Sabran de Giens
Rhône-Alpes : Hospices civils de Lyon,
CHU de Grenoble
La Réunion : Hôpital d'enfants Saint Denis,
Groupe hospitalier Sud Réunion Saint Pierre